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Aout 2017: Les Canaries, la suite

Départ de Playa Francesa, le meilleur mouillage des Canaries, direction Lanzarote pour quelques 40 milles en vent arrière. Nous pêchons une belle bonite pour le dîner, arrachons le charriot de grand voile sur un empannage puis mouillons derrière la digue d’Arrecife, face à la vieille ville après que Marine ai été obligée de plonger pour récupérer un corps mort sous marin! Nous y retrouvons Baltazar, le ketch rouge de Gwénaëlle, Arthur et du petit Basile. Ici pas grand-chose à voir à part une jolie place, les pépés qui régatent avec leurs voiliers en modèles réduits et une expo photo sur les guerres où nous fûmes expulsés par le videur après que Guilhem et Philippine aient expérimenté l’écho de la salle !

Nous mettons le cap à la pointe sud de l’ile pour punta Papagayo. Il n’y a que très peu d’abris sur ces îles et les seuls mouillages possibles en cette saison sont les faces sud ce qui nous laisse peu de choix ! Nous laissons défiler les nombreux cônes volcaniques sur tribord, il y en a plus de 300, avec au creux de leurs vallées, le sable du Sahara qui viens se fixer et donner à l’île sa teinte bicolore noir et ocre.

Nous passons 3 jours sur d’excellents fonds de sables sur lesquels se promènent de grandes raies noires. Guilhem se régale dans les petits rouleaux et s’initie au body-board. Juste à coté, nous faisons escale à Rubicón, marina clinquante avec piscine, d’où nous partons en voiture à la visite de l’île. Tout le quart sud ouest à été recouvert par les éruptions du XVIIIème qui ont duré 6 ans ! Le parc de Timanfaya conserve intacte ce spectacle et nous traversons sur des kilomètres les champs chaotiques de lave noire. Petit intermède au musée des volcans avec une démonstration d’éruption son et lumière en sous sol qui va traumatiser pour plusieurs semaines notre Guilhem ! Un peu plus loin, nous sommes surpris de voir émerger de ce désert noir des centaines de vignes plantées dans des cônes de sable volcanique et abritées par des murets de pierre sèche pour conserver un maximum d’humidité. Anne Marie soulève les branches rampantes et effectivement les belles grappes sont bien là ! Nous achetons une bouteille au cas où le vin serait bon, même si celui ci est plutôt réputé sur l’ile voisine de Tenerife!

Puis retour par la fondation César Manrique et visite de sa maison et atelier. Il aura réussi à protéger son île grâce à son influence artistique et la réalisation d’œuvres architecturales mais surtout par son influence politique avec l’encadrement stricte du développement touristique. Contrairement aux autres îles, le respect d’un style traditionnel et l’absence des horribles panneaux publicitaires.

Départ pour Isla de Lobos, 6 miles plus au sud en face de Fuerteventura avec en toile de fond le défilé des cratères bordés d’immenses plages de sable, avec toujours beaucoup de vent et des hot spots de kite surf et funboard. Avec tout ce vent, le bateau se couvre de sable, du pont au moindre hauban, tout devient ocre ! Nous posons notre ancre devant un petit lagon fermé par une coulée de lave. Les nuit sont mauvaises à cause de la survente et de la houle qui rentre. Le lendemain partis en excursion sur l’île, la marée nous joue encore un tour : l’annexe qui était passée à marée haute dans le lagon et bloquée pour le retour, Guilhem et Philippine assoiffés sont obligés d’attendre 1h la marée haute! Le soir, nous nous régalons de faire le tour de l’île en courant, entres dunes et anciens salins.

Nous descendons la côte Est de Fuerteventura jusqu’ au petit port de Gran Tarajal où nous découvrons une petite ville locale en fête, avec des attractions gonflables qui feront le bonheur des petits ! C’est avec joie que je fais mon 1er foot du voyage avec Damien et Camille et nous perdons de justesse contre une équipe de jeunes belges du bateau d’à côté !

Nous poursuivons jusqu’à la pointe sud de l’île puis au petit port de Morro Jable, nous devons attendre la baisse du vent et de la houle pour traverser vers Gran Canaria. Il y a 2 pontons abandonnés qui sont soumis à une impressionnante survente qui dévale la vallée en surplomb. Il y a 6 voiliers et quelques barques de pêcheurs et la ville ressemble à un camp d’Allemands avec quelques clubs et de mauvais appartements de vacance. Sinon la plage est magnifique avec ses dunes et son phare, je profite d’un peu de temps libre pour confectionner une chaise pour les repas de Philippine car elle ne tient plus en place et les repas deviennent un enfer. Enième plongeon dans le port pour chercher une pièce de la disqueuse…

Nous retrouvons au ponton Roch, Marie-Liesse, Valentine et Philippa que nous avions rencontrés sur Gran Tarajal sur leur voilier Ganéoch.

C’est un départ aux aurores (7H30), talonnant Ganéoch que nous aurons le plaisir d’avoir en ligne de mire pour cette traversée ! Nous partons avec 2 ris et la trinquette car les accélérations du vent au débouché des vallées sont violentes. Les 57 miles jusqu’à Las Palmas seront vite avalés avec plusieurs vomis des enfants, Marine assurant les 9 heures à l’intérieur, et Anne Marie à la barre pour négocier au mieux cette maudite houle de travers.

Atterrissage à las Palmas, capitale économique des Canaries, avec son énorme port de commerce et sa marina coupée de la ville par une autoroute, à priori rien de sexy mais l’escale est nécessaire à l’énorme avitaillement que nous prévoyons pour la transat. Nous trouvons une place après une nuit au ponton du fuel et après avoir un peu insisté, en effet le personnel du port est en stress afin d’accueillir les 300 voiliers de l’ARC devant arriver le 1er septembre…

L’île reste très aride à cette période même si on trouve quelques forets de pins et d’eucalyptus. La petite ville de Teror est charmante, Marine y achète une guitare dans une boutique poussiéreuse et s’entraine activement à jouer « jeux interdits ». Nous visitons également le jardin botanique impeccablement tenu.

Le vieux centre nommé Vegueta est typique de ce qu’on aime ici : grandes places avec fontaine, balcons en bois et façades de couleurs, multitude de parcs pour enfants. Nous visitons la cathédrale et la casà de Colon, splendide avec ses 3 cours intérieures et ses 2 perroquets.

La semaine passée au port sera chargée : fabrication du 3ème pied inox de notre table de carré modulable, pose de petites marches pour que Philippine puisse monter seule sur les banquettes, visite du nord de l’île dans une vieille Audi S6 louée par notre voisin de ponton à un prix défiant toute concurrence. On fait aussi des courses monstres au Lidl et au Superdino car on trouve de tout, notamment de la Leffe et du bon jambon ce qui ne sera plus le cas au Cap Vert… Passage obligé au décathlon, Marine s’achète un punching-ball pour se défouler, moi un nouveau filet de volley …

Anne Marie prend son avion après 1 mois si vite passé, un grand merci pour ta gentillesse, ta discrétion et ton aide précieuse pour les enfants (et aussi pour le scrabble qui tu nous as laissé !)

Sur les pontons l’ambiance est excellente, la plupart des voiliers sont habités et les voiliers de voyage nombreux. Nous recroisons les équipages déjà vu car nous faisons grosso modo la même route et le vin rouge coule à flot avec nos amis de Ganéoch. Nous rencontrons aussi Fanny et sa sympathique tribu, venus en vacance de Montpellier préparer leur voilier pour la transat.

Sur notre ponton, Pierre, Alexis et Raphael du projet Saileat nous font déguster leur délicieux caco de bolos, petits pains de blé et patate douce, la spécialité de Madère. Leur projet nous plait bien car ils transmettent les recettes typiques d’une île à l’autre grâce à la stérilisation des bocaux. On improvise un petit beach volley et un apéro en attendant de traverser vers Ténérife pour y rejoindre maman qui sera notre équipière pendant 8 jours.

A bientôt !

hi hi hi

je m’eclate a bord

Les salines de Janubia

champs de lave

traversée pour Fuerteventura

les jouets des vieux d’Arecife

Paddle, pèere et fils

Mmmmmm

slurp

cours de natation avec gilet

nos nouvelles copines

P’tite puce

Moi j’essuie les vomis

les jois de Las Palmas

jardin botanique las palmas

L’enfer d’Anne Marie !!

des poupoules

direction Isla Lobos

petites courses

Gran Canaria, Las Palmas