Les San Blas (en langue locale, Guna Yala) sont une région autonome du Panama (200 Km de long et un archipel de 370 îles), où vivent un peuple, les Gunas, qui a su préserver sa culture et vit traditionnellement depuis des siècles, en dépit de l’invasion espagnole au XVIème siècle.
Nous (Luar040 : nos amis Italiens, Gaïa et Karemo) arrivons, après quelques heures de navigation bien musclée, dans une baie exceptionnellement sauvage : Bahia Escoses, à l’Est du Panama. Nous sommes au milieu d’un monde sauvage, où la végétation explose, et où l’on ne voit que 3 petites huttes de pêcheurs. Ce paysage époustouflant nous plonge immédiatement dans une nouvelle atmosphère, secrète, chargée. Dès le lendemain, nous sautons dans nos canoës et partons explorer le fond de la baie, entrant doucement dans la mangrove. C’est superbe. Pas un habitant. La Nature. Je reconnais avoir un peu peur d’éventuelles attaques Indiennes, (Avez-vous déjà vu Aguirre la colère de Dieu ??!) ou de bêtes sauvages.
Puis nous levons l’ancre pour remonter doucement et régulièrement vers l’ Ouest. Arrivés à Isla Pinos, nous avons la chance de découvrir un petit village. Nous plongeons quelques centenaires en arrière. Les Gunas vivent comme autant. Nous allons à la rencontre du chef de village pour qu’il nous autorise à rester quelques heures. Tout est très protocolisé ici et devons respecter les règles. Les enfants courent et jouent, les femmes sont vêtues traditionnellement. Leur spécialité : la réalisation de Molas, tissus brodés par leur soins (il faut 1 mois pour réaliser un tissu).Je suis ravie de leur en acheter ! Malheureusement, elles ne nous permettent pas de prendre de photos d’elles et de leurs enfants…heureusement Marine Gaïa a plus d’un argument et a su obtenir le droit à en réaliser une !
Nous voguons ainsi d’île en île. Nous arrivons de l’ Est et avons la chance d’être seuls au monde à naviguer dans ces paysages reculés. La contrepartie, c’est que les navigations entre les îles sont houleuses et il faut veiller en permanence à ne pas rentrer dans un haut-fond ( zone de coraux qui affleurent la mer).
Les enfants nous ont inquiétés durant quelques jours, car ont présenté des lésions cutanées assez moches associées à de la fièvre. Grâce à l’aide de notre cousine Amélie, nous avons eu le diagnostic, mais il manquait les bons antibios. Heureusement, nous réussîmes à les trouver dans une petite îles aux allures de bidonville qui offrait un super centre de centé tout neuf ! La médecin super sympa nous fournira tout ce dont nous avions besoin. En quelques jours, les enfants étaient guéris. Ouf, nous avons eu peur. ( Depuis, ma copine Louise nous a offert 15g de Rocéphine !!!)
Puis nous accueillons à bord Louise et Pierre, pour le bonheur de tous ! Nous passons une semaine, avec leur bonne humeur légendaire : un délice pour les enfants et les parents d’avoir nos Bordelais à bord : La soirée d’accueil fut quelque peu alcoolisée, au Bielle 59°, et nous en avons souffert 24 h durant ! Mais très vite les activités s’enchaînent, et Pierre, se transforme en GO/coach ! Natation, Joutes sur Paddle, Beach volley, formation d’une table basse humaine (il y a des photos ca vous aidera à comprendre), cours d’apnée…. C’est le couple dynamique par excellence, qui ne s’arrête jamais. Quand ils ne font pas de sport, ils font notre vaisselle, rangent le bateau, et s’occupent des enfants !! ( a coup de 7 histoires tous les matins au petit déjeuner). Nous voulions les séquestrer et les garder quelques semaines encore …mais les avons au final laissé partir …
Voila, les San Blas, ce sont des centaines de petites îles au nom imprononçable, où nous voguons 3 semaines durant. Nous retrouvons, encore une fois au hasard, nos copains de SailEat avec qui on partage de délicieux moments entre barbecue, slake line, apnée et apéros. C’est toujours génial de retrouver ses copains des mers. Nous retrouvons également Dario, Marie et Oï ( le chien !) déjà croisés plusieurs fois durant notre périple. Ce fut bien entendu l’occasion de faire un apéro géant à bord, où l’équipage de SailEat se distinguera .
Enfin, c’est vers la fin de ce voyage dans l’archipel, que des Français ici depuis 6 ans nous confirment la présence, et aussi l’attaque de crocodile, il y a un an , dans la plus belle île ou nous mouillons. Je ravale ma salive en pensant aux nombreux bains en eaux troubles avec les petits…
La prochaine étape, bien différente cette fois ci, sera la traversée du mythique canal de Panama afin de rejoindre le doux Pacifique. Mais il semble que nous devons attendre une quinzaine de jours avant de pouvoir traverser….

























































































