Ca y est, nous avons passé deux mois dans le bel archipel Canarien ! Arrivés le 24 juillet, nous en partons le 25 septembre après avoir parcouru 6 des 7 îles principales, et 2 petites îles en sus.
Après avoir quitté Gran Canaria ( la grosse île du milieu), une traversée de 9h nous a permis d’atteindre Santa Cruz, capitale de Tenerife. La traversée s’est agréablement passée, mais malheureusement, aucun poisson n’a daigné morde ( pas de vomi non plus !)
Santa Cruz de Tenerife est un enchantement pour les parents de jeunes enfants ! Cette agréable ville nous offre tout ce dont on peut rêver : un port au pied du centre ville, de nombreux jardins botaniques plus luxuriants les uns que les autres, moultes aires de jeux pour les petits, et des myriades de terrasses où boire des « cervezas ». En prime, plein de magasins en soldes !
Nous accueillons Violaine à bord pour une semaine : les enfants sont aux anges de voir leur Maï chérie ! Nous larguons les amarres pour la punta Antequera, joli mouillage à 5 milles au Nord ( que nous atteignons en 4h30, au près, ce qui n’est pas notre allure habituelle !!) : un site majestueux, merveilleux : des falaises aux couleurs rouges, ocres, oranges : Incroyable beauté que je ne parvins pas à reproduire en aquarelle ! Ô frustration !!
Maï s’exerce au canoë-surf sur les vagues pendant que Guilhem et Philippine essaient leurs nouveaux cerfs-volants : quelle famille de sportifs ! Je découvre malheureusement en allant « chasser » mes ormeaux la fameuse algue toxique qui semble avoir fait « la une » des infos cette été. Elle se présente sous forme de grosses nappes ocres, en surface, et aussi en profondeur, troublant grandement la visibilité. Ensuite, nous décidons au dernier moment de rejoindre Gaïa par la côte au vent, c’est-à-dire en passant par le Nord de l’île, car la côte sous le vent jouit de la triste réputation d’être moche. Nous qui appréhendions des surventes serons en fait contraints d’installer le gennaker par 7 nœuds de vent !
Nous rejoignons ainsi la famille Gaïa à Garachico, petit port que nous nous étions promis de revoir lors de notre première venue à Tenerife, 2 ans plus tôt. Cela fait 1 mois et demi que nous n’avions pas vus les Fabre Maillet et avons maintes choses à nous raconter ! Laszlo a bien changé et crapahute partout !
Nous restons 5 jours à Garachico, ce qui nous permet de profiter une seconde fois des douceurs de ce petit village et de ses alentours : nous reprenons la mer afin d’ aller observer les somptueuses et gigantesques falaises, les si bien nommées : Los Gigantes. Le passage de la pointe du Teno ne manque pas à sa réputation avec de belles accélérations de vents qui auront raison du point de fixation de notre bôme . Celle-ci s’est désolidarisée du mât ( au niveau du vit-de-mulet pour les connaisseurs) sur une petite rafale …Ça y est, de nouveaux travaux pour Oliv à prévoir après un retour au moteur.
Enfin nous louons une jolie petite 308 couleur « Karemo » et partons crapahuter dans l’île : retour au pittoresque village de Masca, tour du volcan « El Teide », point culminant de l’Espagne : 3800 m puis au travers des roches et des pinèdes. Nous retournons plus tard à la pointe du Teno, par sa jolie route : paysage exceptionnel. Je pense que c’est un des lieux les plus beaux que j’ai vu avec en prime, un petit phare me rappelant mon Port Manec’h. Enfin, petit reprise de surf pour Adri et Oliv, devant le regard amoureux de leur femme !
Pour finir ce joli séjour sur Tenerife, Jean Marc, le papa de Marine, à moitié Canario, nous propose un petit barbecue sur les hauteurs de Guancha : un délice de fraîcheur dans une pinède humide, où les enfants jouent au toboggan et à la balançoire pendant que nous dévorons saucisses et côtes de porc.
Puis départ pour la GOMERA, avant dernière île Canarienne avant notre traversée pour le Cap Vert. Cette petite île de forme ronde et culminant à 1487m est un paradis pour les randonneurs. Une cinquantaine de chemins de randonnées la traversent de part et d’autre. Nous en profitons une journée alors que les petits seront gardés sur Gaïa.
Le port de San Sebastian est tout charmant, possédant une superbe église où Christophe Colomb demandera sa dernière messe avant son premier départ. La végétation, toujours aussi luxuriante nous ravit. Le 17 septembre, nous accueillons Benjamin, notre nouvel équipier qui nous aidera à mener Karemo à bon port dans l’île de Sal au Cap Vert. Nous ne le ménageons pas, à peine le pied à bord nous larguons les amarres pour caboter au Sud de l’île. Le pauvre sera vite mis dans le bain, et subira 24h durant un violent mal de mer. Mais après une bonne nuit dehors à la belle étoile, notre jeune mousse est amariné, impressionnant ! Oliv le prend sous son aile et essaie de lui apprendre tout de la voile. En effet, sans le savoir, en moins de 48h, notre Toulousain de 22 ans a dit tous les « mots clés » pour amadouer le capitaine : « j’adore l’ail et l’huile d’olive », « ma copine fait ses études à Aix en Provence », « j’aime le surf, courir, le volley… l’astronomie », « je mange les pipas avec la peau »!!
Nous découvrons un petit mouillage original, où aux pieds de grandes falaises une plage de galets devance les bâtisses en ruines d’une ancienne conserverie …transformées en pseudo centre de retraite spirituelle . Nous nous installons entre 4 murs, le temps de faire un peu de guitare, échecs, balade et pic nic ! Puis nous choisissons de jeter l’ancre à Valley Gran Rey, mouillage certes un peu rouleur, mais superbe endroit d’où nous louons une voiture pour l’aventure : une jolie balade dans la fraîcheur de la foret primaire puis baignade dans une superbe piscine naturellement remplie par l’eau de mer.
Notre quotidien est rythmé par les aller venus à la plage ou au port, et c’ est une longue organisation avec les deux enfants. Le moindre déplacement prend beaucoup de temps : voici un exemple : une fois l’ancre jetée, lorsqu’on veut aller à terre, il faut : gonfler deux canoés ( ou faire descendre l’annexe et installer son moteur), rechercher les gilets de sauvetages des enfants au fond d’une cale, préparer les sacs d’affaires et penser à mettre ce qui n’est pas étanche ( portable, appareil photo…) ds les sacs étanches ( à chercher dans une autre cale !) au cas où le canoé se renverse, mettre les gilets aux petits qui forcément, au moment de partir, préfèrent rester sur Karemo pour jouer avec les dinosaures, pagayer jusqu à la plage, descendre des canoés : et la au choix : se faire rouler ds les vagues sur de gros cailloux avec les petits, ou bien, marcher sur une grosse raie gluante en sortant !! Oui oui, véridique, Guilhem, puis moi avons eu la drôle ( et désagréable) surprise de vivre cette étrange expérience !Ensuite, après les activités a terre, quelque soit l’heure, il faut rentrer au bateau : et la, le moindre grain de sable est traqué : et donc, c’est forcément, même s’il fait frais en soirée, obligation de retremper les enfants - en pleurs-dans la mer, avant le trajet de retour. Ainsi nos journées sont longues, bien longues, et les enfants se couchent souvent vers 21h30.
Après un dernier avitaillement de chocolat, nourriture, fruit, jambon cru, bières, miel…. Et un bref passage dans la petite île El Hierro , nous sommes prêt à traverser les 750 miles nautiques, soit 1389 km en …environ 1 semaine de navigation non stop jours et nuits.
Objectif CAP VERT, archipel de 10 îles Volcaniques….qui compte 1 seul port !!!



























































